Comment sonne le glas en ces temps de sombres présages Le courage de croire en l’avenir de la RDC

  • 4 October 2016
  • admin

Nous vivons une période étrange en République Démocratique du Congo aujourd’hui : une période où tout le monde annonce et prépare la mort de ce pays en la voyant venir comme une issue certaine et irréparable, du moins dans l’implosion de la Troisième République qui fut pourtant lancée en 2006 comme une période de tous les espoirs et de toutes les réussites pour le peuple et le gouvernement congolais. De manière claire ou feutrée, par rumeurs fracassantes ou par gestes habiles au sein des représentations diplomatiques et des partis politiques, dans des tissus de réflexions distillées parmi les jeunes et répandues dans la société civile sur ce qui pourrait se passer à la fin du mandat du Président Joseph Kabila en décembre 2016, une sorte de consensus sur le glas qui sonne pour la RDC se construit peu à peu, comme si toute autre solution de sagesse politique et d’intelligence responsable n’était plus vraiment à l’ordre du jour.

J’ai pris le temps d’écouter et de rassembler ce qui se dit et se propage concernant l’avenir immédiat de notre pays dans sa crise actuelle. Nulle part ne brille un scénario optimiste ni un discours de confiance en une possibilité d’enrayer les mécaniques funestes d’une guerre annoncée. Partout gronde le pire et partout se prépare des catastrophes.

N’est-il vraiment plus possible de compter sur le génie de l’homme congolais et sur son énergie intérieure de foi en l’avenir pour faire mentir les Cassandres ?

Sur l’agonie de notre nation

Sur les perspectives sombres qui s’annoncent dans tous les milieux, le mois de décembre 2016 est vu comme le moment du surgissement de l’apocalypse congolaise : l’heure de la révélation finale où tout basculera dans le grand enfer de la destruction.

Dans les milieux de l’opposition politique, on donne l’impression que les massacres du 19 et du 20 septembre à Kinshasa n’a été qu’une répétition générale avant l’immense Armageddon de décembre. On menace le pouvoir en place de toutes les explosions mortelles, on lui promet le feu de la colère populaire et on conditionne déjà les militants à se préparer au sacrifice suprême pour libérer le Congo de ses conditions sombres et de sa situation chaotique.

Le plus incroyable dans ces menaces, c’est qu’elles sont accueillies pas le pouvoir en place comme une opportunité qu’il attend et pour laquelle il amasse de moyens colossaux de destruction par la répression et l’anéantissement de toutes les forces de l’opposition. Il y a eu même une démonstration de puissance de la part des services de police et de l’armée qui ne laisse aucun doute sur la contre-offensive foudroyante qui mettra le Congo à feu et à sang pour que les dirigeants actuelles gagnent la bataille de l’apocalypse, glorieusement.

Les mouvements des jeunes proches de l’opposition et ceux proches du pouvoir, de qui on aurait pu attendre qu’ils regardent l’avenir avec des attitudes et des yeux moins belliqueux et moins pollués de fureur destructrice, sont sur les mêmes ondes apocalyptiques que les chefs qui les inspirent et les dirigent.

Le Président de la République lui-même a l’attitude d’un homme qui a décidé de gouverner par défi et d’affronter son propre peule, si le projet de « glissement » ne se fait pas tout seul. Il n’y a plus de doute sur ce point et les conditions d’une guerre imposée par les forces de sécurité à la population en cas de révolte populaire manifestement sont réunies.

L’échec du dialogue et des négociations entre les forces politiques congolaises à la cité de l’UA est aussi le signe que le pays sonne lui-même son propre glas et qu’il est maintenant devenu impossible d’arrêter son agonie en cours.

Les choses deviennent plus inquiétantes encore quand on entend les discours des milieux diplomatiques et qu’on se rend sensibles aux échos des entretiens entre les milieux politiques internationaux et les forces politiques congolaises de différentes obédiences.

Dans les hauts lieux généralement bien informés, le scénario de la balkanisation ou de l’imposition d’un fédéralisme selon une logique des communautés ethniques fortes reprend le poil de la bête. Ce ne sont pas les modèles qui manquent pour casser les ressorts d’une unité qui ne marche pas au Congo : au pire, il y a le modèle du Soudan du Sud et le modèle Yougoslave ; au meilleur,  et il y a le modèle libanais ; entre les deux modèles, le chaos somalien avec la possibilité d’un Somaliland à la congolaise ou d’ilots de stabilité internes bien gouvernés n’est pas exclu. Les experts sont déjà à pied d’œuvre, si l’on en croit certains milieux diplomatiques qui étudient la Configuration de la future RDC.

Toujours dans ces milieux, les nouveaux poulains pour diriger un Congo fragmenté ou reconfiguré après l’apocalypse sont connus, avec des profils bien élaborés comme ceux d’hommes d’affaire avérés, de cerveaux made Banque Mondiale et FMI ou même de sages surchargés de prix internationaux dans une aura politique irrésistible. Il suffit de voir comment le pouvoir en place traite certains de nos compatriotes susceptibles de le remplacer pour comprendre qu’il ne se laissera pas renverser par un coup d’Etat international sans vendre sa peau d’ours à prix chaotique pas difficile à imaginer dans les conditions actuelles.

Plus encore, il y a lieu de s-inquiéter lorsque qu’on entend qu’autour du dossier congolais, les grandes Puissances ne sont pas d’accord sur les stratégies de sortie de crise. Des Puissances sages, mais moyennes, comme la France, veulent encore croire qu’il reste un brin de solution pacifique miraculeuse à la laquelle il faut laisser une chance avant l’apocalypse. De vraies grandes Puissances comme les USA,  qui connaissent bien le Congo pour y avoir fomenté de coups d’Etat au profit de leurs intérêts géostratégiques, ont une option plus radicale : elles savent que seules de méthodes fortes aboutiraient à des changements radicaux. Et comme il est déjà arrivé que les grandes Puissances et les puissances moyennes s’unissent pour renverser des régimes politiques honnis, comme en Lybie, il n’est pas exclu qu’une alliance contre l’actuel régime au Congo soit possible et anime, sus une forme ou sous une autre, la guerre d’apocalypse annoncée. 

Tous ces glas qui sonnent face à l’avenir de la RDC, pour qui sonnent-ils ? Il faut être naïf pour croire qu’ils sonnent seulement pour les hommes politiques et leurs carrières, ou pour quelques groupes d’intérêts restreints qui seront forcés de se défendre.

Le glas sonne pour le Congo et pour toutes les espérances que le Troisième République avait suscitées dans l’imaginaire congolais depuis 2006.

La faillite de la Troisième République au Congo-Kinshasa

Si aujourd’hui les scénarios du futur immédiat sont presque tous de l’ordre de l’apocalypse et de la catastrophe, il est bon de se demander pourquoi il en est ainsi et pourquoi des solutions positives d’espérance sont si difficiles à imaginer et à trouver.

Le péché originel de cette situation se trouve dans la fabrication de la Troisième  République congolaise dans des négociations dont l’objectif n’a jamais été d’avoir une vision globale d’un Congo uni, prospère et porteur d’une grande ambition pour son peuple et pour l’Afrique. Tous les rounds de discussion qui ont conduit à la solution de lancer la Troisième République par des élections qui serviraient de modèle pour les Facultés des sciences politiques dans le monde ont été un leurre. On a cru créer un Congo nouveau en lequel le monde entier pouvait avoir confiance alors que rien n’avait bougé en profondeur pour le changement : ni du point de vue des ambitions des acteurs politiques, ni du point de vue des identités ethniques antagonistes et meurtrières, ni du point des intérêts géostratégiques des grandes Puissances, ni du point de vue des attentes du peuple congolais. Les Faiseurs des Rois au Congo ont nagé en eaux troubles et ils se retrouvent aujourd’hui avec un pays où sonne le glas de l’implosion sans savoir quelle nouvelle solution inventer. Ils sont obligés soit de précipiter une explosion populaire, soit de pousser les choses en douce vers le chaos pour une solution concoctée sans peuple congolais après avoir poussé ce peuple dans l’épreuve de l’enfer.

De même, le peuple congolais, dans toutes ses composantes, ne s’est jamais approprié la Troisième République comme une configuration globale dont il était responsable. L’Etat n’y a jamais vraiment exercé ses fonctions régaliennes de sécurisation du territoire et de protection des populations, ses prérogatives de garant du développement et ses forces d’impulsion d’un imaginaire national nouveau pour un vivre-ensemble fertile. Il suffit de rappeler les qualificatifs par lesquels les forces intellectuelles de la RDC parlent de leur Etat pour comprendre qu’il y a problème dans la substance de la gouvernance congolaise. On parle de République des inconscients, d’Etat manqué, d’Etat failli, d’Etat alimentaire ou d’Etat lupanar. C’est tout dire.

Quelle politique un tel Etat peut-il mettre en œuvre, avec quel type de classe politique et quels fondements éthiques ? Globalement parlant, dans le contexte de non-appropriation de la Troisième République par la population, les politiciens en ont fait leur chose et l’on privatisée. D’où leurs tendances à y changer à tout moment les règles du jeu pour les élections, à inventer des mécanismes de blocage du fonctionnement du pays, à ignorer les aspirations des populations et à déployer une diplomatie erratique et sans ambition africaine ou mondiale. Il n’y a réellement pas un Etat moderne dans ces conditions. Il y a une mangeoire à laquelle on s’accroche contre vents et marées, que l’on doit protéger contre le jeu démocratique et qu’on est en devoir de défendre à tout prix, apocalypse comprise.

Le problème au Congo, c’est la configuration même de la Troisième République qui, dans son caractère de mangeoire, s’est enfermée dans un système où il ne peut plus tenir tout le pays comme un espace politiquement organisé dans son unité fondamentale. Sans cette force de cohésion et cette capacité de solidification du lien social national, il est devenu incapable de donner à toute la nation un rêve, un projet et une utopie. Il a cessé d’être crédible au point de n’être Etat que de nom, un cadavre autour duquel tous les vautours rôdent maintenant devant le rendez-vous de décembre 2016.

Refus d’assumer clairement les responsabilités    

  Dans tout ce qui se passe, personne ne semble vouloir assumer la responsabilité de la tragédie de la mort du Congo.

Chaque fois que j’ai tenté de dire à un diplomate occidental que les grandes Puissances sont responsables de la catastrophe congolaise par manque de vision globale sur les problèmes de notre nation depuis Léopold II jusqu’à nos jours, la réponse a toujours été la même : « les pays occidentaux ont fait tout ce qu’ils peuvent pour sauver le Congo, sans succès. » On me rappelle alors tout ce que la communauté internationale dépense en RDC, comme si tous les efforts qui devaient être fournis ont été fournis et que seuls les Congolais étaient maintenant responsables de la catastrophe en cours dans leur pays.

Quand je dis à mes compatriotes que nous devons être quelque part en nous un pays profondément bête et incapable de s’élever à la hauteur de ses possibilités matérielles et immatérielles, la réponse est toujours la même : « Si nous n’avions pas subis ce que nous avons subi dans notre dramatique histoire depuis l’esclavage jusqu’à la mondialisation, les réalités n’auraient pas été celles que nous vivons aujourd’hui. La responsabilité de la Belgique, de la France et des Etats-Unis dans notre déroute est immense. Si l’Occident l’avait voulu, nous serions déjà loin, très loin. »

Dans la classe politique congolaise, si vous posez la question simple de savoir qui est responsable du blocage de notre processus électoral qui risque de mener la nation vers le chaos irrémédiable, le camp du pouvoir en place répond sans sourciller : « C’est l’opposition qui nous a emmenés là où nous sommes », comme s’il suffit de deux ou trois personnes opposées au gouvernement en place pour gripper toute la machine d’une République.

 La même question posée à l’opposition a comme réponse un constat sans ambages : « C’est l’incurie, l’incompétence et les calculs mesquins du pouvoir en place qui tuent le Congo maintenant ».   

Quand un diplomate français a demandé à notre Chef de l’Etat pourquoi il n’arrête pas la dynamique de « glissement » qui n’a rien de bénéfique pour le Congo en ce moment, on raconte dans les milieux diplomatiques que le Président aurait donné cette incroyable réponse vraiment énigmatique : « Ça glisse tout seul ». Une manière de donner à voir la situation congolaise comme une pente dont personne n’est responsable, pas même le premier responsable de la nation.

Le courage de croire en l’avenir : fertiliser le génie congolais

Dans un tel contexte, il reste à ceux qui ont conscience de la descente du pays aux enfers de prendre le courage de dire « non » à la dérive vers la violence et à la marche vers la mort que tout le monde semble attendre de l’Armageddon de décembre 2016, dans une explosion irrémédiable qui mettrait fin non seulement à la Troisième République, mais au Congo comme entité nationale soudée et ouverte à un avenir heureux.

Je sais qu’il est difficile aujourd’hui de penser qu’il y a dans notre pays des hommes et des femmes de foi qui croient à un fondement solide pour échapper à la catastrophe. Je crois personnellement à ce fondement : le génie congolais dans lequel il est possible de puiser l’énergie de résistance au chaos et de victoire sur l’enfer annoncé.

Dans les débats actuels sur l’avenir de notre nation, on n’a pas fait jusqu’ici attention à cette réalité que j’appelle le génie congolais, réalité qui est pourtant visible tout au long de notre histoire. A savoir :

  • Une indomptable énergie de vie qui nous a fait subir Léopold II, la colonisation belge et la dictature mobutiste en pliant, mais sans rompre ; en puisant dans nos forces de résistance et de révolte, sans désespérer ; et en choisissant d’être debout, sans céder à la violence destructrice que les conseillers de tous bords nous ont toujours proposée. Chaque fois que nous avions cédé à cette tentation de tout détruire, c’est la catastrophe qui nous a pris dans ses mailles et les conséquences ont été abominables : massacres, viols, destructions des espaces écologiques et surgissement de dictatures
  • Des convictions fortes sur les immenses possibilités de renaissance et de développement de notre nation, malgré les orages de la prédation et les tempêtes de l’exploitation de toutes sortes qui ont traversé notre histoire. Il n y a pas un Congolais qui ne connaît pas la réalité de notre pays comme paradoxe planétaire : nos richesses naturelles sont humainement appauvrissantes, nos trésors sont entre les mains des autres nations, nos intelligences et nos atouts immatériels ne créent pas le développement. Nous commençons à comprendre que les tendances peuvent se renverser si nous décidons d’utiliser nos forces au service de nous-mêmes. Cette nouvelle conscience fait partie de notre génie à rentabiliser. 
  • L’art de tirer profit de tous les désordres en avançant vers un nouvel ordre en lequel nous avons confiance sur la base de notre devise anthropologique fondamentale : « Ata ndele, mokili ekubaluka » (tôt ou tard, ce pays ressuscitera). C’est un levier énorme que cette anthropologie de l’espoir fécondé par la foi en nous-mêmes.
  • L’infinie capacité de négocier avec le mal et de le mettre au service des intérêts individuels par toutes astuces nécessaires. Les inventions congolaises pour se tirer d’affaires dans des situations difficiles sont infinies, tellement infinies que le monde entier ne comprend pas comment notre pays tient encore debout dans une économie du chaos et une politique d’incohérence absolue.
  •  L’endurance qui nous fait attendre le temps favorable pour surgir des ténèbres et accéder à notre lumière. Mobutu en sait quelque chose et tous ceux qui s’inspirent de son modèle ne tarderont pas à le savoir, maintenant et pour toujours.
  • L’intelligence patiente d’un peuple qui sait que tout se joue sur le long terme pour fatiguer l’ennemi et construire l’avenir que nous voulons et tel que nous le voulons. Cette intelligence dans la patience est pour notre peuple le pilier de la foi en notre avenir.
  • Le souci de forger l’esprit d’une diaspora qui s’investit dans la transformation du pays petit à petit, contre vents et marées. Les batailles idéologiques et diplomatiques du lobbying congolais à l’étranger fait déjà parti d’un héritage qui s’accroît avec une indomptable énergie.

Aux pires heures de l’Etat Indépendant du Congo, nous avons construit ce génie congolais dans l’émergence d’un prophétisme d’où a jailli Kimbangu, sans tirer un coup de feu, dans une révolution à long terme qui a conduit le pays à l’indépendance.

Avec notre sueur et sous les chicotes du colonisateur, nous avons fait plier l’arrogance des Belges grâce au génie des jeunes courageux et déterminés comme Lumumba.

L’agent occidental Mobutu a eu sur son chemin l’énergie des hommes comme Tshisekedi dont la patience de fauve est devenue l’esprit d’un grand peuple résistant, qui a fait le choix de la non-violence à long terme, malgré les provocations des forces de la mort toujours présentes dans la néo-colonie du Congo Kinshasa.

Dites-moi maintenant : quand on a désespéré Léopold II, quand on a vidé la Belgique de sa morgue colonisatrice, quand on a édenté le Léopard et traversé les cyclones de l’ère post-mobutiste, est-ce maintenant qu’il faut céder à la tentation de détruire notre génie de résistance devant l’ordre politique actuel qui n’est même pas capable de tenir le pays dans un semblant d’unité, même factice ?

Aujourd’hui, l’important est de faire du génie de notre pays le génie véritablement créateur de nouveaux congolais qui, dans les sillages de Kimbangu, Lumumba ou Tshisekedi, se mettent de nouveau debout pour construire l’avenir hors des voies de la violence et de la destruction. Ce n’est pas la guerre qui construira le nouveau Congo de demain, surtout si elle entre dans des schémas et des configurations planifiées de l’extérieur. Nous voulons la paix de Congolais et il convient maintenant d’en imaginer les utopies et les stratégies.

Cette exigence, c’est de faire prendre conscience à chaque congolais du pouvoir de changement qu’il y a en lui, là où il est capable d’agir pour changer les choses pacifiquement, en se fondant sur le génie de notre peuple dans son histoire.

Tous ceux qui prennent conscience de ce pouvoir que chacun de nous a de changer le Congo ont le devoir d’unir leurs forces de la transformation de l’imaginaire congolais pour un pays paisible. C’est la grande solidarité de ceux qui veulent le Congo du développement, de la prospérité, de l’éducation humaine solide et de l’émergence qu’il est urgent de promouvoir, sans céder aux sirènes des prophètes du feu et du sang, aux hérauts de l’Armageddon congolais et aux seigneurs de l’apocalypse qui sonnet déjà le glas pour décembre 2016.

Quand la guerre a renversé Mobutu et installé un nouveau régime qui nous  promettait monts et merveilles, nous avions pensé au Congo que la libération par la violence destructrice avait abouti à une nouvelle ère. Nous avions vite déchanté. La guerre avait engendré d’autres guerres et de nouvelles dictatures avaient vu le jour. La raison, ce que les solutions violentes qui nous firent imposées ne correspondaient pas au génie congolais et à ses rythmes de changement.

Aujourd’hui, on veut nous transformer en Burkina Faso de Compaoré ou en terre des printemps arabes. Certains pensent même à la solution à l’ivoirienne où l’on débarque un chef pour en placer un autre, avec les bombes françaises sur la tête du pays.

Pourquoi n’imaginerions-nous pas un modèle congolais de changement qui étonnerait le monde, tellement il serait inattendu dans sa tessiture paisible et sa flagrance fascinante ?

Si personne ne pense à cette solution, il faudra bien que de nouvelles forces sociales la promeuvent et l’épanouissent, avant qu’il ne soit trop tard.

 

Kä Mana

Directeur de recherche à Pole Institute

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